LE VIEIL HUMOUR ARABE ET LES FEMMES
RUBY BIRD - Independent Journalist, 06.04.2006
Vont suivre de très anciennes plaisanteries et déclarations ironiques arabes vis-à-vis des femmes que j’ai tirées d’un ouvrage récemment publié résumant toutes sortes de petites histoires datant de la période anté-islam au milieu de l’époque abbasside. On pourrait se demander quelques fois si cela n’aurait que peu évolué. Mais en tant qu’Arabe moi-même, je pense sincèrement que oui de façon moins poétique et plus cynique. C’est devenu plutôt dirigé vers le pouvoir et tout ce qui est relatif à la perte de l’héritage culturel et moral. Quant aux femmes, elles ont moins de pouvoir qu’auparavant, quoi que l’on dise, la période du prophète et après lui, furent les meilleures périodes pour l’émancipation de la femme. Ils leur donna vraiment énormément de possibilité de s’exprimer et de s’imposer autant socialement que politiquement. Nous pouvons quand même rire des petites histoires qui suivent et tirées de l’ouvrage de Jean-Jacques Schmidt « Le Livre de l’humour arabe » - Acte Sud/Sindbad.
Vont suivre de très anciennes plaisanteries et déclarations ironiques arabes vis-à-vis des femmes que j’ai tirées d’un ouvrage récemment publié résumant toutes sortes de petites histoires datant de la période anté-islam au milieu de l’époque abbasside. On pourrait se demander quelques fois si cela n’aurait que peu évolué. Mais en tant qu’Arabe moi-même, je pense sincèrement que oui de façon moins poétique et plus cynique. C’est devenu plutôt dirigé vers le pouvoir et tout ce qui est relatif à la perte de l’héritage culturel et moral. Quant aux femmes, elles ont moins de pouvoir qu’auparavant, quoi que l’on dise, la période du prophète et après lui, furent les meilleures périodes pour l’émancipation de la femme. Ils leur donna vraiment énormément de possibilité de s’exprimer et de s’imposer autant socialement que politiquement. Nous pouvons quand même rire des petites histoires qui suivent et tirées de l’ouvrage de Jean-Jacques Schmidt « Le Livre de l’humour arabe » - Acte Sud/Sindbad.
- « Un homme avait épousé une femme petite. On lui en fit la remarque. A quoi il répondit « La femme est un mal : un petit mal vaut mieux qu’un grand ! » (Les fleurs du printemps p.440)
- « Un homme avait trouvé sa mère en compagnie d’un autre homme. Il tua sa mère. « Pourquoi ne pas avoir tué l’homme ? » lui demande-t-on. Il répondit : « Parce que, si je l’avais fait, j’aurais dû tuer un homme tous les jours ! » (Les réponses péremptoires p.224)
- « Une jeune fille dit à un jeune homme qui brûlait de l’épouser : « Je suis prête à être pour toi une associée dans tous tes soucis et tes difficultés matérielles. – Mais je suis exempt de tout cela : je n’ai ni soucis, ni gêne pécuniaire…- Tu en auras quand tu seras marié, mon cher ! » (Le collier unique p.478)
- On raconte que ‘Uqba l-Azdi était connu pour traiter des cas de djinns et pour réciter des incantations. On lui amena une jeune fille possédée par un « djinn », avant sa nuit de noces. Il prononça des incantations puis dit aux membres de sa famille : « Laissez-moi seul avec elle ! » Resté seul avec elle, il lui dit : « Dis-moi sincèrement ce qu’il en est si tu veux que je te délivre. » Elle répondit : « J’ai perdu ma virginité alors que j’étais dans ma famille. J’ai peur du scandale avec mon mari. As-tu un moyen pour m’éviter cela ? » – Oui, répondit-il. Puis il sortit voir sa famille et dit : « Le djinn m’a répondu qu’il acceptait de sortir. Il faut que vous choisissiez le membre duquel vous voulez qu’il sorte, mais le membre par lequel sortira le djinn se corrompra inéluctablement. Ainsi s’il sort par son œil, son œil sera aveugle, si c’est son oreille, elle sera sourde, si c’est par sa main, elle sera paralysée. Si c’est par son pied, il sera recroquevillé et si c’est son vagin, elle perdra sa virginité ! » Les siens dirent alors : « Ce serait un moindre mal ! Fais-en donc sortir le djinn ! » Leur ayant fait croire qu’il y avait réussi, la femme put être introduite tranquillement auprès de son mari ! (Les fleurs du printemps p522)
- « Un homme avait épousé une femme qui eut un enfant au bout de cinq mois. Elle dit au père de l’enfant : « Donne-lui un nom ! » Il répondit : « Son nom sera : Châtir (futé) parce qu’il a réussi à parcourir en cinq mois une distance qui en prend neuf. » (Les fleurs du printemps p.101)
- « Un homme avait vu, sur la route de La Mecque, une femme et l’avait suivie. « Qu’est-ce que tu veux ? lui dit-elle. – Ton amour m’a ravi le cœur ! – Si tu voyais ma soeur que voici ! » Il se retourna mais ne vit personne. « Menteur ! conclut-elle. Si tu avais été sincère à mon égard, tu ne te serais pas retourné ! » (Les fleurs du printemps p.84)
- « Un homme avait demandé à des gens la main d’une femme. « Elle possède, lui dirent-ils, cinq propriétés, dix maisons, plus vingt mille dinars et une grande quantité d’or et d’argent. Et toi, qu’est-ce que tu as ? – Par Dieu ! Si ce que vous avez dit est vrai, son bien nous suffira à tous les deux pour le restant de nos jours et au-delà ! » (Facéties et bons mots de la littérature arabe p46)
- « Un bédouin, avait reproché à son fils que sa mère fût une esclave. Le fils répondit : « Par Dieu ! Elle vaut mieux que toi parce qu’elle a fait le bon choix de m’avoir eu d’un homme libre alors que toi tu en as fait le mauvais choix de m’avoir eu d’une esclave ! » (Facéties et bons mots p.147)
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